PROPAGATION

IV- illusion de propagation


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Si certaines personnes ne voient qu'un seul visage, d'autres en voient deux, trois et même plus. Le visage d'une femme aux cheveux noirs portant un manteau de fourrure, le visage d'un homme dans cette même chevelure noire, une vieille dame principalement formée par le visage et le coup de la femme etc…

La phrase de Paul Bach-Y-Rita reprenant alors pleinement ses droits... Cela étant, s'il est grandement problématique pour un artiste de ne voir qu'un seul visage, il ne l'est pas pour un dictateur, un militaire ou même un ouvrier travaillant à la chaîne sa vie durant. Les neurones qui tapissent le fond de l'œil et forment la rétine s'adaptant en fonction des besoins vitaux des individus...

Au combien révélateur d'une interprétation perfectible, le visage introspectif aux sourcils épais, dissimulé dans la chevelure noire de la femme, fait miroir, tel un transfert psychanalytique marquant une passation de savoir à la subtilité bien réelle. Un objet visible pour certains et invisible pour d'autres, là apparaît tout l'enjeu d'une problématique (paréidolie).

Force est de constater que, malgré la mise en exergue d'une propagande sociologique, un conditionnement neuronal imprègne fortement les individus. Une combinaison génétique particulière se révèle à l'origine de ce décalage avec le réel, donnant inconsciemment à préférer un mensonge officiellement admis (ex : il y a deux visages, celui d'une dame portant un manteau de fourrure et d'une grand-mère)), plutôt que d'adhérer à une vérité rigoureuse (il y a au-moins trois visages). Cela étant, une prédisposition à accepter une vue erronée du réel, du moment qu'elle soit partagée par une autorité reconnue par le sujet, paraît au final comme un moyen de survie lorsque la menace s'avère constante.

Magistrale


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