Conclusion


5 - Conclusion (Ouverture sur une ingénierie aéronautique)


Différents facteurs environnementaux de la période Plio-Pléistocène, tels qu'une augmentation du nombre de prédateurs, un climat glacial, une déforestation, une émersion d'isthme, une éruption volcanique, un isolat et une montée des eaux, poussent les Hominiens à privilégier la bipédie. Ainsi, en transformant les écosystèmes, les glaciations du Pléistocène se situent à l'origine de changements biogéographiques majeurs. Les paléosols, la faune et la flore indiquant une rupture avec les climats plus chauds du Pliocène supérieur… Aussi, si la bipédie s'inscrit comme une exaptation adaptative (Picq, 2003), à partir de quatre membres progressivement spécialisés, deux membres locomoteurs et deux membres d'assistance, la course s'inscrit dans une fonction continue différentiable (légère modification). De façon comparative, le genre Struthio (autruche), de la famille des Struthionidés, développe pareillement différentes structures, participant au dépassement de la majorité des Félidés (léopard, lion, tigre). Définitivement, en inscrivant le maintien très progressif d'une stature verticale, la bipédie procède d'une fonction continue, telle qu'exercée dans les arbres (bipédie assistée) et dans les forêts marécageuses (bipédie plus ou moins assistée). Par ailleurs, au cœur d'une végétation asséchée, elle apparaît comme un processus défensif, particulièrement adapté à une pression environnementale grandissante, comptant une augmentation toujours plus marquée du nombre de prédateurs. Outre des déplacements potentiellement rapides, elle permet soit d'attaquer, par des pattes aiguisées, tels que chez les bipèdes aviaires, soit d'anticiper sur le danger, dans une zone alors déboisée, tels que chez les bipèdes hominoïdes. Cela étant, l'indice évolutif de la bipédie des Hominidés pose une nouvelle problématique. En effet, chez le genre Homo, le maintien d'une ossature coracoïde, avec une scapula (omoplate) particulièrement mobile (symétrie indépendante), questionne sur l'ensemble de ses fonctions (exaptation adaptative). Chez les oiseaux, il apparaît comme l'os le plus fort de la ceinture pectorale, allégé par un creux dans lequel se trouvent les sacs aériens claviculaires. Somme toute, nichée au cœur d'une dynamique évolutive, sa capacité intrinsèque à se penser, passant d'une phénoménologie à une épistémologie, présage d'un nouveau saut adaptatif possible, entre art (danse) et technicité (vol). Si l'ingénierie aéronautique apporte déjà des pistes (deltaplane, wingsuit etc…), la bioingénierie, alors couplée à l'étude approfondie de l'ossature d'Homo sapiens, en apportera d'autres. Aussi, dans un environnement fatalement impacté par l'augmentation du CO2 atmosphérique, l'espèce humaine ne peut faire l'économie de cette étude transversale sur son haut potentiel adaptatif.

6 - Uniquement sur demande motivée

Bibliographie


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